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E5579A06FFDDFFBED99CFC9FFD22F80E.taxon	description	À signaler encore plusieurs moules portant des traces de costules spirales rappelant Megalostoma? julliani Nicolas, 1891 (454, figs 11 - 12), des fragments de spire de Palaeocyclophorus Wenz, 1923 et deux moules internes de vraisemblables Pisidiidés. La malacofaune de La Neuve correspond à un mélange de genres terrestres et dulcicoles. Elle est constituée par des formes de très petites dimensions, inférieures même à celles fournies dans les descriptions. Il s’agit pour la plupart d’espèces inédites ou rares et peu connues, dont la figuration est parfois limitée au dessin original de l’auteur. En fonction des gisements indiqués par les auteurs, notamment par Fabre-Taxy (1959), les gastéropodes énumérés ci-dessus ont été trouvés dans des horizons de la « Barre » calcaire de Rognac, attribuée au Maastrichtien. Sont aussi d’âge maastrichtien les formes comparables recueillies dans le Minervois et les Petites Pyrénées de la Haute- Garonne (Massieux et al. 1979). OSTRACODES (Yvette Tambareau) L’ostracofaune récoltée à ce jour ne comprend que deux espèces peu abondantes, de grande taille, l’une nouvelle, l’autre très commune dans le Crétacé terminal pyrénéo-provençal qu’elle caractérise. Présente dès le Campanien, elle est fréquente au Maastrichtien mais n’a encore jamais été rencontrée dans des terrains tertiaires datés.	fr	Garcia, Géraldine, Duffaud, Sylvain, Feist, Monique, Marandat, Bernard, Tambareau, Yvette, Villatte, Juliette, Sigé, Bernard (2000): La Neuve, gisement à plantes, invertébrés et vertébrés du Bégudien (Sénonien supérieur continental) du bassin d’Aix-en-Provence. Geodiversitas 22 (3): 325-348, DOI: 10.5281/zenodo.5371115
E5579A06FFDDFFBDDA09FCFFFC70FD6F.taxon	description	Dans le versant nord des Pyrénées, elle est connue à la fois dans des milieux lagunaires et lacustres. Dans les Petites Pyrénées, on la trouve en effet associée à des ostracodes oligohalins (Neocyprideis Hanai, 1959), de riches flores de charophytes, des huîtres, et même à Laffitteina mengaudi (Astre, 1923), grand foraminifère benthique abondant dans les environnements méso- à eutrophiques du Maastrichtien terminal. Elle est cependant le plus souvent présente dans les sédiments lacustres connus des Petites Pyrénées jusqu’aux Corbières et datés par les charophytes et gastéropodes continentaux rognaciens. Dans le versant sud des Pyrénées, elle a été trouvée dans le Crétacé terminal, « Garumnien pars » du bassin de Tremp, à Fontllonga où elle est associée aux dernières faunes et flores maastrich- tiennes continentales précédant la limite Crétacé- Tertiaire. En Languedoc, M. Feist l’a récoltée dans le bassin de Villeveyrac où elle est présente dès le Campanien supérieur ainsi que dans le Maastrichtien. Enfin, elle a été citée pour la première fois par J. - F. Babinot (1980) sous le nom de Paracandona sp. 1 en Provence. Elle y est abondante, à la fois dans le Bégudien (Les Baux) mais surtout dans le Rognacien, en particulier, dans le gisement classique de la gare de Rognac où elle est associée à des faunes et flores lacustres abondantes et diversifiées. Ses principaux gisements sont situés et datés in Tambareau et al. 1997 (figs 1; 2). Indet. Genus sp. 1 (Fig. 3) Trois carapaces et une valve gauche cassée d’une très grande forme dépassant 1 mm de longueur ont été examinées. Les valves sont allongées, à contour sub-trapézoidal en vue latérale, à bord dorsal droit à faiblement concave. Leurs flancs s’évasent vers le bas en une expansion latérale limitée par sept fortes épines, les deux antérieures et les deux postérieures particulièrement développées. Ces flancs, finement ponctués, sont ornés de grandes épines coniques. Deux sont situées près du bord dorsal, l’une sous l’angle cardinal antérieur et dirigée vers l’avant, l’autre sous l’angle cardinal postérieur et dirigée vers l’arrière. Deux autres se trouvent légèrement au-dessus de la mi-hauteur, l’une en arrière du bord antérieur, l’autre en avant de l’extrémité postérieure déprimée. La face ventrale aplatie est très étalée et porte deux autres grosses épines coniques, sous l’extrémité postérieure des expansions alaires. C e s f o r m e s à l a m o r p h o l o g i e i n h a b i t u e l l e, surtout parmi les faunes limniques, ne peuvent être rapprochées d’aucune espèce connue. Par leurs grandes épines elles évoquent certaines formes des grands lacs actuels (Tanganyika ou Titicaca par exemple), mais leur morphologie est différente. En l’absence de caractères internes visibles et notamment des empreintes musculaires, il n’est possible de les rattacher ni à un genre ni même à une famille précise. AMPHIBIENS ET SQUAMATES (Sylvain Duffaud) Amphibiens Les restes d’amphibiens constituent la grande majorité des ossements identifiables à La Neuve. Cette faune d’amphibiens, une des plus riches du Crétacé supérieur européen, justifiera par la suite une étude plus détaillée. La présente étude signale les principaux éléments disponibles à ce jour. Plusieurs centaines de restes osseux permettent de distinguer quatre taxons.	fr	Garcia, Géraldine, Duffaud, Sylvain, Feist, Monique, Marandat, Bernard, Tambareau, Yvette, Villatte, Juliette, Sigé, Bernard (2000): La Neuve, gisement à plantes, invertébrés et vertébrés du Bégudien (Sénonien supérieur continental) du bassin d’Aix-en-Provence. Geodiversitas 22 (3): 325-348, DOI: 10.5281/zenodo.5371115
E5579A06FFDFFFB3D9D0FADCFE31F94F.taxon	description	Les dentaires montrent la morphologie caractéristique de la famille (Estes & Hoffstetter 1976; Fox & Naylor 1982): symphyse à interdigitations, courbure très marquée en vue dorsale dans la partie antérieure de l’os, plateau dentaire très large et peu haut, canal de Meckel fermé lingualement, quelques foramens sur la face latérale, pas d’ornementation. Certains des dentaires retrou- vés à La Neuve portent plusieurs dents intactes (Fig. 4 A). Les dents sont non-pédicellées, hautes, parfois légèrement renflées à mi-hauteur; leur couronne est comprimée latéro-lingualement et faiblement tricuspide. Le maxillaire montre une surface latérale irrégulière, percée de plusieurs foramens, mais sans ornementation. Le complexe atlas / « axis » des Albanerpetontidae est unique. Le centrum de l’atlas (Fig. 4 B) est profondément entamé par une cavité dans laquelle vient se loger la partie antérieure de l’ « axis », lequel est constitué uniquement par le centrum de la deuxième vertèbre. L’arc neural de celle-ci a disparu. Elle est opisthocoele; antérieurement sa zone de contact avec l’atlas est convexe latéralement et concave dorso-ventralement (Fig. 4 C). Les autres vertèbres sont assez incomplètes; amphicoeles, elles portent latéralement de courts processus unicipitaux. Des haemapophyses, ici brisées, sont présentes sur la vertèbre caudale. Les Albanerpetontidae comptent deux genres, Albanerpeton Estes & Hoffstetter, 1976 et Celtedens McGowan & Evans, 1995. Le second se différencie du premier par la forme du processus nasal des frontaux. Cet élément crânien n’a pas encore été retrouvé à La Neuve.	fr	Garcia, Géraldine, Duffaud, Sylvain, Feist, Monique, Marandat, Bernard, Tambareau, Yvette, Villatte, Juliette, Sigé, Bernard (2000): La Neuve, gisement à plantes, invertébrés et vertébrés du Bégudien (Sénonien supérieur continental) du bassin d’Aix-en-Provence. Geodiversitas 22 (3): 325-348, DOI: 10.5281/zenodo.5371115
E5579A06FFD0FFB3D81CFDBFFD0DF913.taxon	description	MATÉRIEL EXAMINÉ. — 21 vertèbres, 2 côtes. Un urodèle aux vertèbres opisthocoeles, avec un canal neural de diamètre important, est présent à La Neuve. De telles vertèbres, allongées, avec des crêtes zygapophysaires marquées qui les rendent presque rectangulaires en vue dorsale, portant des processus costaux bicipitaux et avec une neurépine longue et relativement basse, sont également retrouvées dans deux autres gisements du Crétacé supérieur d’Europe occidentale, Champ- Garimond, Gard, France (Sigé et al. 1997) et Laño, Pays basque espagnol (« Salamandridae indet. » in Astibia et al. 1990; Duffaud & Rage sous presse). Deux familles d’urodèles, les Plethodontidae et les Salamandridae, présentent des vertèbres opisthocoeles allongées, et avec un canal neural d’un diamètre comparable à celui du centrum. Les vertèbres des Plethodontidae actuels sont plus allégées que celles des Salamandridae, dont la morphologie générale correspond davantage à celle observée ici. Cependant l’histoire évolutive des Plethodontidae est à peu près inconnue: la famille, très majoritairement américaine mais avec un genre européen, n’est pas encore signalée avant le Miocène. L’opisthocoelie chez ces deux groupes a par contre été acquise selon deux modalités différentes, et leurs vertèbres diffèrent par le mode d’ossification du centrum (Estes 1969). Une étude histologique sur les vertèbres de La Neuve permettra peut-être de lever l’ambiguïté sur la détermination familiale. B	fr	Garcia, Géraldine, Duffaud, Sylvain, Feist, Monique, Marandat, Bernard, Tambareau, Yvette, Villatte, Juliette, Sigé, Bernard (2000): La Neuve, gisement à plantes, invertébrés et vertébrés du Bégudien (Sénonien supérieur continental) du bassin d’Aix-en-Provence. Geodiversitas 22 (3): 325-348, DOI: 10.5281/zenodo.5371115
E5579A06FFD0FFB2DA18FC32FED7FE4E.taxon	description	Les pièces se rapportant aux Discoglossidae sont de loin les plus nombreuses parmi les restes d’amphibiens de La Neuve. Les préarticulaires montrent un canal de Meckel qui pivote antérieurement au processus coronoïde pour passer en position latérale; le processus coronoïde forme un plateau. Les vertèbres sont opisthocoeles, l’arc neural est toujours incomplet, sauf dans deux cas de préservation exceptionnelle, où deux et quatre vertèbres ont été retrouvées en connexion (Fig. 5). L’arc neural est long, de type imbriqué. La neurépine se prolonge postérieurement en une courte pointe. Les flancs du centrum peuvent être creusés d’une dépression assez marquée. Les vertèbres sacrées ont deux condyles postérieurs. Les condyles antérieurs des vertèbres gardent souvent la marque de la notochorde. Les urostyles ont deux cotyles antérieurs pour l’articulation avec la vertèbre sacrée; ils portent une paire de processus latéraux. Latéralement, un foramen postérieur au processus communique avec le canal neural. Les ilions portent une longue pointe ischiatique, leur pars ascendens est creusée d’une légère fosse supra-acétabulaire. En vue latérale la pars descendens est peu étendue et la légère fosse sub-acétabulaire est cachée par l’acétabulum. La crête iliaque est assez haute et fine; elle bascule latéralement au niveau du tuber superius. Un tuber inter-iliaque bien marqué est présent. La diaphyse des humérus est assez large et porte des crêtes médiale et latérale de développement variable. La balle condylaire, sphérique ou parfois légèrement comprimée latéralement, bien ossifiée même chez les individus de petite taille, est légèrement décalée de l’axe de la diaphyse; la fossa cubitus ventralis est bien marquée; elle est plus profonde médialement que latéralement. Les vertèbres et les ilions, surtout, sont caractéristiques des Discoglossidae; les préarticulaires, les urostyles et les humérus montrent une morphologie qui n’est pas typique de cette seule famille. Cependant en raison du nombre élevé de ces pièces, compatible avec le nombre élevé d’ilions et de vertèbres, en l’absence de tout indice de la présence d’une troisième famille d’anoures dans ce gisement et étant donné qu’elles ne peuvent être rapportées aux Palaeobatrachidae, ces pièces sont attribuées aux Discoglossidae.	fr	Garcia, Géraldine, Duffaud, Sylvain, Feist, Monique, Marandat, Bernard, Tambareau, Yvette, Villatte, Juliette, Sigé, Bernard (2000): La Neuve, gisement à plantes, invertébrés et vertébrés du Bégudien (Sénonien supérieur continental) du bassin d’Aix-en-Provence. Geodiversitas 22 (3): 325-348, DOI: 10.5281/zenodo.5371115
E5579A06FFD1FFB2D9DDFA7BFC38F84E.taxon	description	Les restes de Palaeobatrachidae sont rares et fragmentaires dans le matériel de La Neuve. Les préarticulaires portent un processus coronoïde en forme de tubercule, creusé d’une fossette. Les condyles et cotyles des vertèbres, très aplatis dorso-ventralement, ont leurs extrémités latérales relevées. Les synsacrums sont formés de la fusion de trois vertèbres. Les ilions sont dépourvus de crête iliaque. Le tuber superius est allongé, et suivi postérieurement par une seconde tubérosité sur le départ de la pars ascendens. La pars descendens est absente. L’acétabulum est de grande taille. Le tuber interiliaque est très développé. La diaphyse des humérus est très large, le diamètre de la balle condylaire représente environ la moitié de la largeur de l’extrémité distale de l’os. La fossa cubitus ventralis est absente, les condyles latéral et ulnaire sont également développés. Toutes ces caractéristiques sont typiques de la famille (Vergnaud-Grazzini & Hoffstetter 1972), mais à partir de ces restes isolés, essentiellement post-crâniens, il n’est pas possible de parvenir à une détermination plus précise.	fr	Garcia, Géraldine, Duffaud, Sylvain, Feist, Monique, Marandat, Bernard, Tambareau, Yvette, Villatte, Juliette, Sigé, Bernard (2000): La Neuve, gisement à plantes, invertébrés et vertébrés du Bégudien (Sénonien supérieur continental) du bassin d’Aix-en-Provence. Geodiversitas 22 (3): 325-348, DOI: 10.5281/zenodo.5371115
